Santé mentale : Un jeune sur cinq en souffre!

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Un jeune sur cinq souffre de troubles mentaux, et dans la moitié des cas les troubles ont débuté à l’âge de 14 ans. La révélation est faite par le Secrétaire général des Nations Unies.

À l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré hier la Journée mondiale de la santé mentale. L’occasion a été saisie par le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, pour déclarer que la santé mentale touche de très près les jeunes.

« Un jeune sur cinq souffre d’un problème de santé mentale. Dans la moitié des cas, les troubles mentaux surviennent à l’âge de 14 ans, et la plupart du temps, ils ne sont pas détectés et traités », dit-il, dans le document dont nous détenons copie.

Il ajoute : «pour un élève, une mauvaise santé mentale à l’adolescence compromet les résultats scolaires et aggrave les risques de consommation d’alcool, de drogues et de comportements violents

A l’en croire Guterres, beaucoup de maladies mentales peuvent être évitées et traitées, surtout si les soins de la santé mentale sont bien tenus et dès le plus jeune âge.

« Dans le Programme 2030, il est prévu que personne ne sera laissée de côté. Et pourtant, ceux qui se débattent avec des problèmes de santé mentale, sont toujours marginalisés.

Pour être saine, une société doit faire une plus grande place à la santé mentale dans les systèmes de santé et de protection sociale, dans le cadre d’une couverture sanitaire universelle. »

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Un Mémorandum remis au Ministre de la Santé
Au Sénégal, pour se faire entendre, l’Association sénégalaise pour le suivi et l’assistance aux malades mentaux (Assamm) que dirige Ansoumana Dione, a remis un mémorandum composé de sept (7) points, au Ministre de la Santé et de l’Action Sociale.

Ce, en présence de la Directrice générale de la Santé, Dr Marie Khémesse Ngom Ndiaye. Parmi ces points, il est prévu une audience pour l’Assamm avec le Chef de l’Etat, en présence du Ministre de la Santé et de l’Action sociale, et une gestion de la Division de la santé mentale sans le professeur Aïda Sylla, considérée comme la source des maux dont souffrent les malades mentaux et leurs familles.

L’Assamm exige également l’intégration des soins de santé mentale dans le système sanitaire, avec l’ouverture de services de psychiatrie dans les hôpitaux régionaux et la gratuité de certains médicaments psychotropes, pour une meilleure prise en charge des personnes souffrant de troubles mentaux.

Mais aussi dans le mémorandum, l’Assamm veut une reconnaissance d’utilité publique et la restitution de son siège de Kaolack destiné à la prise en charge des malades mentaux errants.

L’Assam réclame aussi l’ouverture d’une filière à l’Ecole nationale de développement sanitaire et social (ENDSS) pour la formation de techniciens supérieurs en santé mentale, l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique de santé mentale, jusqu’ici inexistante au Sénégal.
Ngoya NDIAYE
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